samedi 18 juillet 2009

Iliniza Norte

Victoire! Un message de blog enfin actuel puisque je reviens de l'ascension de l'Iliniza Norte: 5100m! (Et accesoirement, victoire également pour le sommet!)
Mon objectif du dimanche dernier ne m'a donc pas quitté et j'ai donc tout fait pour le rendre possible. Mercredi tout était donc planifié: départ vendredi pour le refuge de l'Iliniza, et lundi pour celui du Cotopaxi.

Le vendredi le guide vient nous chercher à l'appart, et m'apporte mes chaussures avec des semelles toutes neuves, heureusement!
2h de route jusqu'à un parking et c'est parti pour le refuge. Le seul truc c'est que le guide nous avait pas prévenues qu'il allait charger nos sacs avant de monter, tellement qu'il a du me prêter un sac à dos car le mien était trop petit. C'est donc avec une charge d'au moins 15kg que nous sommes partis pour 3-4h de marche jusqu'au refuge

La vue était magnifique...


Notre objectif: l'Iliniza Norte:Au fond le Cotopaxi, à gauche en premier le Rumiñahui et derrière l'Antisana
L'Iliniza sur

Magnifique coucher de soleil sur mon prochain défi, le Cotopaxi
Après le coucher de soleil, les choses se sont effctivement corsées. A la nuit tombante, le guide, qui avait l'air impatient et un peu excédé par notre rhytme trop lent à son goût, nous lâche tout simplement! Nos vemos al refugio! Traduire par: on se retrouve au refuge! Et le voilà qui trace devant, nous laissant toutes seules dans le passage que lui même a qualifié de plus difficile. Nous voilà donc en train de galérer, dans le froid et dans la nuit, éclairées à la frontale... Arrivées enfin au "refuge" (pas plus de 3matelas et un refuge plus trop en état de fonctionnement) c'est parti pour une nuit de grand froid, pour un lever à 5h du mat.

Nous commençons l'ascension au petit matin, joli lever de soleil:

En fond le Cotopaxi
Derrière le léger brouillard le sommet de l'Iliniza Norte:

Après quelques heures de marche, dont un passage appelé El paso de la muerte = Le pas de la mort, la preuve de notre arrivée au sommet: Elise, moi et Carlos le guide

Quel sentiment de satisfaction une fois en haut! 5126m: plus haut que le Mont Blanc!

La redescente a été parsemée de quelques embûches: sable dans les yeux, neige-grêle, vent violent, temps de merde, et un guide voulant aller le plus vite possible pour absolument dépasser deux espagnols qui descendaient en même temps que nous (et dire que c'est avec lui que je vais au Cotopaxi...)
Petite descente en rappel, qui m'a pour le coup rappelé combien la grimpe en falaise me manque...Preuve du magnifique temps que l'on a eu: l'arrivée au refuge! Si, si en cherchant bien vous pouvez voir le refuge!
Mais l'aventure ne s'est pas arrêtée là! En effet, de retour à Quito en plein rond point on entend quelques bruits suspects et devant mes yeux ébahis une roue de la voiture traverse tout le rond point et vient terminer sa course dans la vitrine du coiffeur d'en face...
Nous voilà donc immobilisés en plein rond point (vu comme ils conduisent en Equateur, c'est flippant) avec une roue en moins! On est resté coincé un bon moment, car les voitures là-bas ne sont apparement pas équipés pour changer une roue... Le guide est donc parti chercher de l'aide je ne sais où, et Elise et moi sommes restées dans la voiture avec les flics qui sont venus faire la circulation autour de nous, l'alarme qui se mettait en route par intermittences etc.
Au final il a obtenu de l'aide, mais s'est aussi fait entubé son portable! Eh oui, il l'a prêté à un gars venu apparemment nous aider pour appeler de l'aide et le gars est parti avec...

Prochain RDV avec le Cotopaxi j'espère... Je le tente dans la nuit du lundi au mardi et mardi soir je pars pour la plage! Après l'effort le réconfort paraît-il...

Pichincha

De retour à Quito après l'Imbabura, le soir il faut qu'on reste éveillée car c'est la fête de départ d'une copine et qu'on ne peut pas rater ça! Dans un état semi-conscient on est restée jusqu'à 1h30 environ. A 2h, enfin endormie, je me réveille 6h après, avec un soleil magnifique. Mes jambes se font sentir, la fatigue également, et pourtant 30min après je prends la décision d'entreprendre l'ascension du Pichincha: autre volcan, de 4700m! Je ne sais pas ce qui m'a pris, mais me voilà debout, en train d'appeler pour annuler mes plans pour la journée et en route pour le Pichincha!

Lorsque mon frère et Cynthia, sa fiancée étaient venus, nous avons déjà fait une première tentative abortée, il faut dire qu'on était parti un peu tard, que je revenais d'une semaine de terrain sur la côté, donc de passer de 0 à 4700m d'altitude en 12h c'est un peu rude... Mais du coup il y a un mix de photos de la première et la deuxième fois.
Avec Cynthia:
Vue sur Quito:
Beaucoup mieux acclimatée que la première fois, cette fois, je pars d'un bon pas vers le sommet.

A mi chemin, surprise! Je croise mon ami le directeur de la Banque Mondiale d'Equateur, rencontré au refuge du Cotopaxi 2 mois avant. Deux "abrazos" et quelques minutes de conversation plus tard me voilà repartie.
Le sommet est en vue:
Si c'est pas beau l'amour fraternel...
Tout au long du chemin, seule, j'ai le temps de réfléchir et c'est là que me vient l'idée de tenter le sommet du Cotopaxi dans 10jours! Le Cotopaxi est le plus grand volcan actif du monde, il a un sommet de 5897m, l'ascension dure de 5 à 8h et se fait de nuit, autant vous dire que pour le réussir il faut de l'entraînement et de l'acclimatation à l'altitude. Pour cela, il me faut donc faire un autre sommet avant: l'Iliniza Norte, 5100m que je tenterais dans une semaine (à l'heure où je vous écrie, j'en reviens tout juste!)

A environ 45min du sommet, je rencontre enfin Lydia qui me sort de mes pensées, heureusement car je ne sais pas quelle autre idée saugrenue aurait pu me passer par la tête... Etonnée de me voir là (sûrement autant que moi...) elle remonte le sommet avec moi!

L'ultime effort avant le sommet!Et la photo de la gloire...
L'objectif m'est resté en tête: le Cotopaxi....

Imbabura

Tant pis pour l'ordre chronologique, mais je vais vous donner des nouvelle récentes, et ce qui s'est passé avant viendra après (je sais, je ne suis pas toujours une fille très logique...)
Mais voilà, en ce moment je suis en plein trip montagne alors voici quelques photos!
Tout à commencer samedi dernier (11 juillet), avec l'Imbabura, volcan de 4630m de haut.

Vendredi soir donc, départ pour San Clemente, une communauté Kichwa située au pied de l'Imbabura.
Nous avons été merveilleusement bien accueillies, par des gens vraiment sympathiques et chaleureux. On me propose même de me recoller mes chaussures en très mauvais état. On se décide pour l'heure du ptit déj: 4h45 du mat! Et oui, les sommets appartiennent à ceux qui se lèvent tôt. Le lever valait la peine, au ptit déj: fruits, pancakes et Nutella!! Ceux qui reviennent d'Equateur savent à quel point cette substance addictive est précieuse là-bas ;)

Et c'est parti pour l'ascension!


Non sans crainte, car la semaine d'avant j'étais malade, avec fièvre, grippe etc..., je n'étais pas encore vraiment guérie, et je suis très sensible à l'altitude...

L'ascension se passe bien, le temps est magnifique, au sommet le guide m'a dit que jamais il n'avait vu une aussi belle vue, c'està dire autant de sommets et de lacs que l'on pouvait apercevoir.

Une certaine plante (ne me demandez pas le nom) sur fond de Cayambe

L'altitude finit par me ratrapper: maux de tête, nausées, heureusement le guide m'offre un ptit thé de coca, qui apparremment est très bon pour le mal d'altitude!

Notre guide et Lydia

Une partie du cratère qui forme le sommet de l'ImbaburaQuelques vues du sommet:
Vous verrez que l'ascension ne s'est pas faite sans efforts: en témoigne l'état de mes chaussures, même après l'atelier collage de la veille! La descente était du coup assez folklo, ce n'est pas tous les jours où on marche sur ses semelles (parce qu'elles se plient sous nos pieds!)