mardi 14 avril 2009

Cabuyal

Après ce long voyage, le week end était super. Une plage magnifique et surtout déserte... (Chose très rare en ce week end de Pâques). Malheureusement je n'ai pas pu prendre tout ce que je voulais en photo, mais voilà un aperçu de ce petit coin de paradis oublié:





Les femmes et les enfants des pêcheurs avec qui j'ai sympathisé:




Esteban, mon ami équatorien qui a vécu 2 ans ici, il a eu le droit à un petit cadeau d'un pêcheur.

En réalité le soleil était encore plus rouge, magnifique...


Voyage Voyage...

Un ptit article dédié aux bus de voyage en Equateur! Le moyen le plus simple et économique pour voyager en Equateur sont les bus. Le réseau est bien développé et ce n'est vraiment pas cher, en gros il faut compter 1$ pour 1h de trajet. Ensuite ce qui est bien c'est que les voyages ne se ressemblent jamais!

-Premier voyage: l'aller se passe bien, de la salsa à fond dans le bus, un beau paysage, rien à redire. Le retour est long à démarrer, le principe ici est que le bus cherche toujours à faire le plein de passagers, ce qui fait qu'on a passé près de 45 min à tourner dans la ville pour glaner des gens... Ensuite, ils ont passé un film: assez orignal pour une fin d'aprèm avec des enfants dans le bus: un film d'horreur, et assez gore! Entre les zombies, les jambes découpées à la scie et les crânes ouverts à la machette, difficile de se concentrer sur le paysage...

- Deuxième voyage: cette fois, film de kung-fu (apparemment ils sont assez fans du genre), mais avec la surprise du chef: les lumières disco!:

-Troisième voyage: là c'était un peu plus folklo! Après une journée bien pourrie et avec le manque de sommeil accumulé d'une semaine, je dois retrouver un ami équatorien au terminal pour partir à la plage.
  • Il me dit RDV 20h15 sans faute, car le bus part à 20h45, il est arrivé à 20h50…
  • Il me fait courir et me fait monter dans un bus en me disant de me détendre, que tout va bien, qu'ici les bus partent en retard. Je suis sceptique, effectivement 2min après des gens viennent à notre place, nous n'étions pas dans le bon bus et le notre était déjà parti...
  • Il me dit de l’attendre dans le bus et part. Le bus part, mon ami arrive en courant et monte dans le bus en marche. On est parti, apparemment ce bus va où on veut, mais pas de place assise dans le bus et 8h de voyage… Je crève de fatigue.
Je sens que le voyage va être long…
  • Finalement, le chauffeur me fait une place sur son « comptoir » à côté de lui, avec déjà une américaine dessus. Elle est du Texas… Je me dis, pas de préjugés hâtifs ! Le chauffeur me demande de faire interprète pour draguer l’américaine « Cómo se dice ‘hacer el amor ?’ »
Je sens que le voyage va être long…
  • La drague a duré une bonne partie du voyage, l’Américaine finit par l’embrasser… Du coup le chauffeur me harcèle pour que j’embrasse son assistant…
Je sens que le voyage va être long…
  • On arrive vers la côte, il fait chaud, le chauffeur roule la porte ouverte, mon inquiétude? Je suis assise juste en face, un coup de frein trop brusque et j’ai le choix entre le pare-brise ou passer par la porte… Et ca a failli arriver, le chauffeur trop occuper a tripoter l’Américaine n’a pas vu un véhicule dans le tournant…
Le voyage commence à être long…
  • 4h du mat, toujours pas dormi, dans un état second, je finis avachie sur le chauffeur (qui ne conduisait plus, mais qui était lui-même couché sur l’Américaine)
Le voyage est long…
  • 5h on finit par arriver dans un minuscule terminal paumé. On doit changer de bus. Mon ami me dit, t’en fais pas, tu vois la camionnette là, elle va où on veut. Evidemment ce n’est pas le cas… Une femme me dit, le premier bus est à 6h15.
Le voyage s’éternise…
  • Le bus finit par arriver, mon ami nous fait descendre au milieu de nul part. Je n’en peux plus, on marche 1/2h. Il semble perdu. Il demande son chemin : résultat on refait la 1/2h en sens inverse et on nous dit d’attendre que le laitier passe pour nous emmener.
Le voyage semble irréaliste…
  • Après un peu de marche, et différentes camionnettes, on arrive enfin ! Le voyage a été long…
… mais on oublie tout quand on a ça en face de soi !

P.S : pour la petite histoire, l’Américaine n'a pas mis du sien pour dépasser les préjugés sur les Texans : la demoiselle avait 18 ans, était tombé enceinte d’un Quiteño 1mois et demi plus tôt qui ne veut plus la revoir, sans que cela ait l’air de la perturber plus que cela puisqu’elle a décidé de suivre le chauffeur (de presque 40 ans) pour passer la nuit avec lui…

lundi 23 mars 2009

Suma... (Joli en Kichwa)

Et pour finir avec l'épisode Amazonie, voici quelques photos de la forêt accomapgné de quelques mots Kichwa, on sait jamais, ca peut vous servir ;)

Déjà le basique:
Bonjour= Ally Puncha
Merci=Pakrachu ou Yupaychani
Oui=Ally
Non=Mara
Si vous voulez être plus direct: Embrasse-moi= Muchaway ;)




Un "yura" (arbre en Kichwa), désolée je ne me souviens pas du nom, il nous a dit tellement de noms de fleurs , de plantes, d'arbres, à la fois en espagnol et en Kichwa que mon cerveau a saturé, il devrait y avoir un mode commentaire sur les appareils photos...

La première cascade ("Pacha") où on s'est baigné:



En conclusion un superbe week-end...

Un peu de flore amazonienne...

Nous avons eu le droit à 2 excursions dans la forêt amazonienne, une le premier jour pour avoir une belle vue, et une le lendemain pour aller voir des cascades. La première excursion fut un peu l'expédition! Notre jeune guide de 17 ans, Johny (original pour un Kichwa... Mais c'était vraiment son prénom! Il y avait également un Washington...) nous frayait un chemin à la machette! (celle de la photo du yuca) Et la redescente fut assez mémorable, il avait en effet choisi un chemin plus court mais beaucoup plus difficile. Faut dire que c'était raide, boueux, plein d'obstacles de différentes sortes et plein d'insectes! Entre autres nous avons eu droit à l'attaque d'un essaim d'abeilles... J'avoue que c'était flippant surtout que j'en avais une dizaine qui sont venues se logées dans mes cheveux... Sans compter les diverses mésaventures qui ont même réussi à blesser notre guide. Mais au final c'était quand même très sympa!

Voilà d'où vient le chocolat mesdemoiselles (et messieurs) les gourmand(e)s:

Et figurez-vous que le cacao est également un fruit qui se mange, démonstration en images:

Le fruit du cacaotier est composée de plusieurs graines, et lorsqu'il est encore jeune on peut manger ce qu'il y a autour de ces graines, c'est bon, c'est assez sucré.
Un autre fruit, non comestible mais que les Shaman utilisent pour se colorer le visage.

Une fleur naturellement gélatineuse :

la "Barba del Diablo"



Pour les romantiaues voici une "forêt de coeurs" ;) La plante s'appelle "Corazón" ou "Shunku" en Kichwa et est d'ailleurs très pratique en parapluie improvisé!

En voilà une qui profite de la diversité de la flore amazonienne...

L’Amazonie, chez les Kichwa: le village Wasila Talag

Week-end genial en Amazonie dans une communauté Kichwa. Vous trouverez plus de photo sur facebook, mais ici vous trouverez plus d’explications. On est parti de la ville de Tena: Située à 6h de Quito, elle est aux portes de l’Amazonie.
De là on s’est rendu à Wasila Talag, communauté Kichwa. On a visité un peu le village, dont l’école bilingüe Kichwa-espagnole:

Sur le tableau était écrit (traduction approximative):

Par Dieu et par mon sang,
Je te fais le cadeau de ma vie,
Ce que je suis et ce que je possède,
Je te le dois, ma patrie.


En Kichwa était écrit au mur d’autres phrases que notre guide nous avait traduites et qui en gros vantait les mérites de l’école, du bon étudiant etc…

Ensuite nous sommes allées chez sa grand mere, voir comment elle vivait, comment elle cuisine, je n’ai pas osé prendre trop de photos de gens et de chez eux car ca je n’avais pas envie de les mettre mal à l’aise en leur donnant l’impression que ce sont des “bêtes curieuses”, mais c’était vraiment super à voir, tout un autre monde… Là une boisson qu'elle a préparée avec des "ojitos", des petites bananes.

La base de la nourriture là-bas est le yuca:


Avec en photo la machette, instrument indispensable du guide, bien utile dans la forêt! On peut le manger cuisiné dans la soupe, frit, en faire une pâte, ou encore en boisson, qu’on a goûté, c’est assez special, un peu amère et acide a la fois…

La communauté est composée d’environ 15 familles, mais de très grandes familles, là-bas tout le monde est cousin de, neveu de etc… Les gens vivent surtout de l’agriculture. Les gens ne possèdent pas grand chose, le rez de chaussée de la maison de notre guide était inondée et boueux depuis des mois, mais ils n’ont pas l’argent nécessaire pour nettoyer, ils vivent donc à 7 à l’étage de cette maison:

Et le dimanche c’est jour de match!

mercredi 4 mars 2009

Le sport national: le vrai ;)

Je parle du foot bien sûr !

Samedi soir je suis allée voir un match de foot avec des collègues, c’était sympa ! Et pour vous dire que c’est vraiment un sport national, là-bas la gente féminine est autant accro au foot que les mecs ! On était 5 filles et 2 mecs et elles étaient plus à fond que les mecs…

L’ambiance est sympa (c’est plus animé que le match de hockey que j’étais allé voir au Canada), pour vous donner une idée l’une des tribunes des supporters s’appelle la Muerte Blanca (la mort blanche) et c’est apparemment très violent. On n’y est pas allé, mais de loin ca avait l’air assez mouvementé en effet.

Détail atypique : les flics autour du stade sont à cheval. Deuxième détail marrant : le Bar. Non pas que je sois alcoolique pour prendre ca en photo, mais c’est le principe que je trouve sympa. En principe il y a toujours quelqu’un sous ce panneau et des tribunes on siffle ou on fait signe, puis on montre avec les doigts combien de bières on veut et quelques minutes plus tard on est servi ! A 2$ la pinte c'est sympa (Gaylor si tu me lis… ;) )